
A quand le bruissement des alizés
dans les palmes ?
- les fameux trade winds des Anglais -
par yvelinedition
« Alors, raconte... Cet appartement, tu l’as trouvé ? Quelle question ! Juste celle qu’il fallait pour ouvrir la vanne des gémissements propres à élever le mur de mes lamentations de plusieurs mètres d’un seul coup. Red Socks me regardait d’un air intéressé, visiblement amusé par les tribulations d’une provinciale égarée dans ce qui pouvait évidemment ressembler à une jungle touffue pour un être non averti mais n’était, pour lui, pas plus impressionnant que de rectilignes allées à la française dont il aurait même pu être le jardinier. Mais dis-moi, tu ne vas pas dépenser toutes tes économies en frais d’hôtel ? À l’aise, Blaise, facile, Émile. Viens chez moi jusqu’à ce que tu aies trouvé. Mais non, tu ne me dérangeras pas. Non ? Comme tu voudras… »
Rue Monsieur le Prince est le havre d’une jeune femme en quête de l’amour ; tout avait commencé par la recherche d’un appartement. L’écriture est aussi classique que le sujet : c’est le désir qui dicte notre histoire. Les émotions violentes et l’humour léger guident l’auteur vers la sortie. Un « au-delà de soi » qui nous fait un peu peur.
