Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 23:52

Image hébérgée par hiboox.com

 

 

H E M I S P H E R E      N O R D

 

 

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Mais quel est ce pays où il fait froid pendant huit mois, où on n’ouvre ses volets que le samedi et le dimanche car il fait noir lorsqu’on part le matin tout autant que le soir quand on rentre ?

 

 Ah, s’asseoir à son bureau, à peine huit heures sonnées, sous le soleil implacable du néon, avec encore sur la peau les effluves diverses de ses concitoyens chaudement côtoyés dans les bus, trams ou métros, parfum de sous-bois tropical en décomposition, poivre de Zanzibar intimement mêlé à la muscade râpée et aux senteurs de ceux qui n’ont pas eu le temps ou le courage d’approcher la salle de bain avant de foncer dans la nuit, entre le camion des éboueurs et la cohue de la rue...

 

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Teints blafards et peaux parcheminées, tel est l’ordinaire des manteaux sombres qui se pressent dans les bruits et les lumières d’une vie aussi artificielle que l’avenir qui les guette au coin du désespoir.

 Devant la fenêtre, un bac à sable, jaunâtre et mouillé. Des petits pères Noël y délimitent leurs territoires parmi les feuilles racornies sous la surveillance d’une maman éteinte, le regard tourné vers l’intérieur comme vers une terre promise qui n’arriverait jamais.

 Un voile passe et nul ne saura ce qu’il recouvre, le facteur aussi, tout rouge et dont la bouche fume tant il a pédalé. Un chien s’attarde sur les roues des voitures, numérotées et alignées comme autant de caisses en ferraille oubliées là jusqu’au soir. Une petite vieille titube lentement sur ses jambes molletonnées couleur de poussière, elle ne voit plus bien, elle a peur que le ciel se referme sur sa tête comme un couvercle mais elle avance, vaillamment, vers la poste où elle fera la queue comme tout le monde.

   

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 Au-delà des nuages, un avion laisse une traînée de fumée. On peut imaginer le pilote aveuglé par la luminosité d’un ciel entièrement bleu, l’odeur du soleil sur la carlingue surchauffée. En quelques minutes le jet sera au dessus du désert.

 

 

 

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  Des ombres glissent dans le silence de l’océan où on entend à peine les poissons qui broutent le corail. A la surface le pêcheur jette son filet, l’eau tiède ruisselle sur sa peau. Il rabat sa casquette et s’installe sous un auvent de palmes en attendant que le temps passe.

 

 

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La machine à café est au

bout du couloir.

 Mise en page du texte et images choisies par my sister bien-aimée : http://vastefairevoir.spaces.live.com

ou http://lilascarp.over-blog.com

 

Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 09:55

 

                   Imaginez, mes sœurs, qu’un jour Bertrand se lèvera plus tôt que d’habitude sans trop savoir pourquoi. Il ouvrira ses volets bleus qui donnent sur une mer non moins bleue et, regardant l’horizon, il y verra, se découpant dans la brume, les contours du Cap Blanco prêt à se fondre dans l’inconnu, vous savez celui qui bascule de l’autre côté de la terre avant même qu’on s’en rende compte.



    C’est alors que Bertrand, sans trop réfléchir, se saisira de son grand sac de toile, relégué jusque là au sommet de l’armoire, et se mettra à le remplir, de façon désordonnée, des objets qui emplissent sa chambre, pas tous, seulement ceux qu’il aime par dessus tout  et dont il ne pourrait envisager de se séparer : le sifflet de berger rapporté de Patagonie, le bonnet multicolore venu de Bolivie, le compas qui l’aide à choisir sa bonne étoile .



     Et il mettra non pas, cette fois-là, ses chaussures légères pour dévaler les rues jusqu’en bas de la ville ni sa chemise ouverte pour flâner sur les quais, mais ses godillots maintes fois déchirés sur les chemins des Andes, ceux qui lui portent bonheur, ainsi que le pull rouge tricoté par la douce Esperanza. Puis il regardera autour de lui une dernière fois ce petit monde baigné par les premières lueurs du jour et pour ne pas pleurer ni rien regretter ouvrira la porte d’un geste ample et la franchira sans se retourner surtout.


     Et vous, mes sœurs, un peu plus tard, vous vous lèverez à l’heure du réveil , accomplirez vos rituels du matin, qui ouvrant prudemment sa fenêtre sur la rumeur obscure de la ville, qui donnant au chat sa soucoupe de lait ou promenant son chien sur le gazon, le bousculant un peu, « dépêche-toi, Fifi, j’ai d’autres choses à faire, tu sais bien .. ». Puis d’un même geste, assises devant le café du matin, une cigarette allant avec, c’est selon, vous cliquerez toutes en même temps sur vos machines tant aimées. Et que verrez-vous alors ?


     Un petit texte au centre d’un encadré qui vous dira quelque chose comme « il se peut que cet espace perso n’existe pas  ou que son accès soit limité ». N’existe pas ? Limité, tu entends, Fifi ? Et voilà que le café bu d’un trait n’aura plus aucun goût, pas celui en tout cas des embruns de Valparaiso habituellement dégustés comme autant de caresses. Bertrand n’existe pas ? Ou alors, sueurs froides, il ne veut plus de moi, sa fidèle compagne ?


     Alors que ferez-vous, mes sœurs, après voir cliqué et recliqué en vain, pris le ciel à témoin, maudit la machine, le vilain, mais n’aurait-il pas eu plutôt quelque accident ..  angoisses .. et comment va-t-il faire sans moi ? Pourra-t-il s’endormir encore sans ma présence bienveillante ? Quels dangers le guettent sur ces routes dont il ne m’a même pas parlé, je lui aurais bien dit, moi .. A-t-il seulement pensé à prendre ses papiers, lui qui a toujours la tête dans les nuages, le monde n’est pas si facile, tu sais, Bertrand …


      Et c’est ainsi qu’atterriront  en terre chilienne, venues des quatre coins cardinaux et des autres aussi, tant d'étrangères à la recherche de notre Bertrand, qui sillonneront la ville en frappant aux portes multicolores décorées de poissons, croyant en reconnaître une, peut-être vit-il ici ? interrogeant les passants, Conoce Beltràn ? Sabe lo que paso ?, s’attardant près des enfants, qui sont toujours les amis des poètes, c’est bien connu .. mais comme ils lui ressemblent .. dévalant les pentes jusqu’au port et en dévisageant les filles comme autant de rivales, encombrant de leurs regards tristes les cabines qui remontent jusque tout là-haut, et puis scrutant sans fin ni mesure cette mer ingrate et silencieuse, à la recherche de leurs rêves disparus.

Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 15:23

Kampala ...   

 
Sept collines blanches de lumière et vertes d'une multitude d'arbres , des chemins ocres s'y promenant en tous sens, se heurtant à des haies touffues qui ne permettent aucun regard mais, vues de loin, une toiture bleue par-ci par là au milieu de ses soeurs en brique, de la fumée morcelées comme des signaux d'Indiens, et une mosquée tout en haut avec son croissant de lune contre le ciel. Vers l'horizon, quelques éclats de lac enchâssés dans les îles. Un silence fait de souffles épars. Et aucun mouvement si ce n'est l'avancée des nuages jetant ombres et clarté comme s'ils aspiraient à changer de toile.



Intéressé, il prit sa loupe qu'il plaça au hasard près d'une termitière dressée en plein champ et il sentit alors l'odeur de la terre mouillée, il eut aussi nettement l'impression en y posant le pied qu'il connaissait déjà cette partie du monde. Une chèvre plus loin le regardait de côté en tirant sur des bouts de corde, une voûte de feuilles vertes étalait sa fraîcheur comme une ombrelle oubliée là depuis des siècles .

 

Il fit quelques pas dans l'herbe , décidé à trouver un peu d'eau près de laquelle il aurait pu s'étendre. Des sauterelles jaillirent des fourrés et déployèrent leurs ailes tremblantes, une pie ricaneuse passa tout près. C'est alors qu'il les aperçut. Le garçon poussait devant lui un petit personnage qui pédalait de toute la force de ses jambes en fil de fer et il avait l'air fier de qui possède la plus précieuse des richesses. La fillette portait une robe fânée mais perles et fleurs s'entrelaçaient dans ses cheveux qu'elle avait finement tressés. Les yeux riaient et son visage était ciselé de tendresse. Deux silhouettes dansantes le long du sentier qui menait au rouge pâle d'un soleil presque renversé. Et les notes indistinctes d'un tambour mêlées au grondement de l'orage déjà lointain . 


Le poète reposa sa loupe et ferma les yeux en souriant. Enfin il venait de trouver l'endroit où il allait vivre.

 

Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /Oct /2006 18:36

             

                  Au delà de cette limite votre ticket ...

                              

  

 - Première épreuve :

Repérer, du côté de l'arsenal, l'entrepôt de l'armée de l'air qui servira de salle d'examen


- Deuxième épreuve :

Etre à l'heure ! C'est donc à 6h30,  soit deux heures trop tôt, que l'autobus me crache, fin prête, sur le pavé glissant.


Chaussée de mes lunettes et armée à droite de mon plan, à gauche d'un parapluie, j'entreprends de trouver l'endroit. Le vent  menace de retourner mon parapluie,    il fait nuit noire, il n'y a pas un chat.

 

- Troisième épreuve :

J'aperçois distinctement, à la lueur d'un réverbère, dans la ruelle qui monte vers mon destin, un molosse campé au milieu du trottoir. Nous nous observons, immobiles et silencieux. Je me dis :" Ah, c'est bien la peine d'être arrivée jusqu'ici ..." Heureusement on siffle le chien qui disparaît dans un immeuble.

 

- Petit break au milieu des épreuves :

Tout au sommet de la ruelle brille comme l'étoile du berger une enseigne dont je déchiffre peu à peu les lettres. Il est écrit :" Le Havane". Canne à sucre, Malecon et salsa et superbes lampes murales en forme de voitures "comme là-bas". Le patron m'entretient des vertus du Partagas et veut bien me dire qu'il a trouvé les lampes à Ikea. Les quelques clients sont plutôt pâlichons et boivent du Muscadet mais c'est quand même un vrai plaisir de se trouver à Cuba. J'y reste une heure.


- Quatrième épreuve :

En quittant La Havane, je marche dans une crotte (de molosse ?) mais du pied gauche, ce qui est, paraît-il, bon signe.

 

- Cinquième épreuve :

Qu'est ce qui a changé récemment dans le vote des Français ?

(Serait-ce la couleur du bulletin qui serait passée au "vert espoir"?)  

 

- Sixième épreuve :

Comment traduit-on "GDP" dans " America spends twice as much of its GDP on higher education as Europe
does" ? 

 

- Septième épreuve :

Résister à l'appel à la rêverie que véhiculent les affiches rétro partout sur les murs : la Mauritanie avec Latécoère, Mermoz perdu dans les Andes ...

 

Moralité :

Ne vaudrait-il pas mieux entrer voir dans la camionnette de recrutement de l'armée de l'air placée à la sortie de la salle comment on fait atterrir les mirages ?      

 


Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /Sep /2006 19:57

A ma petite soeur

                            
                                                                      
 
 
Laura (prenant son bol de tisane) :
Et où est-ce que tu t'installes pour manger ta salade à midi ? Il y a un beau jardin au collège ?

Macha (mettant des rondelles de tomates dans une boite en plastique) :
Je vais dans les WC.

L (posant sa tisane) :
Dans les WC ?

M (prenant un oeuf dur) :
Bin oui. C'est l'endroit le plus pratique.

L (stupéfaite) :
Non, tu plaisantes ?

M (découpant son oeuf dur) :
Non, non, c'est vrai.

L (incrédule) :
Tu veux dire, près des lavabos, mais pas dans le .. vraiment ?

M (cherchant la moutarde dans le réfrigérateur) :
Si, si. Bin, écoute ..
(éprouvant à regret le besoin de se justifier)
 c'est drôlement bien. Au moins personne ne peut me voir. Je suis tranquille. Je peux manger comme je veux, salement, ma tomate au dessus de la cuvette, en mettre partout. Et puis pas besoin d'emporter des serviettes en papier. Et quand j'ai fini, je tire la chasse et, zouip, tout disparaît. Pas besoin de nettoyer.

L (désolée) :
Ah bon. Mais ça ne te gêne pas de manger là-dedans ? C'est propre ?

M (mettant un peu d'huile) :
Oui, oui, c'est très propre. D'ailleurs ça sent l'eau de Javel

L (écoeurée) :
Ah ? Mais il n'y a pas plein de monde à cette
heure-là ?

M (mettant du sel) :
Non, non. J'attends que tout le monde soit passé. Evidemment parfois il y a des retardataires. Ils doivent trouver assez curieux mes bruits de papier aluminium et de mastication.
(Elle rit).
Ou alors je m'amuse à ne pas faire de bruit du tout pour celui qui, à côté, se croit seul. Et juste avant qu'il s'en aille, plouf, je fais tomber mon trognon de pomme dans l'eau.

L (curieuse) :
Mais alors, tu restes longtemps là-dedans ?

M (fermant sa boîte) :
Oh, un petit quart d'heure. Mais des fois je m'assieds. Je rabats le couvercle et j'étale le rouleau de papier dessus avant de m'asseoir.

L (effondrée) :
 Ah ?

M (prenant son bol de tisane) :
Non, non, je t'assure. C'est bien pratique. En plus c'est distrayant. Mine de rien, j'entends les conversations des filles qui sont au lavabo. Des fois c'est amusant, une fois même elles parlaient de  moi. Et en sortant, je peux même me laver les mains. Et la machine à café est juste à côté.
(sentant qu'elle n'a pas été assez convaincante)
Et, je vais te dire, en plus, avec ce système, quand j'apporte de bonnes choses à manger, personne ne peut venir m'en demander !
 
          Le lendemain dans la même cuisine

 
Laura :
il fait beau aujourd'hui, n'est-ce-pas ?

Maman :
Oui. Je me demande où ta soeur s'installe pour manger sa salade par ce beau soleil.

 

 

Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 17:20

 

                 Zanzibar est un songe ..

 

 

      Zanzibar est une île plate d’où s’écoule la vie comme l’eau transparente file au gré de ses vagues sur des immensités de sable blanc. Le voyageur qui y débarque, tout transi de ses songes nourris depuis l’enfance de ce mot merveilleux –Zan-zi-bar-, ne voit d’abord que le temps, arrêté là depuis des siècles, les herbes folles qui poussent dans les fissures des murs,les arbres géants et moussus qui grimpent ver les toits, le silence des rues étroites où marchent comme des fantômes les femmes voilées de noir.


     Il s’arrête, saisi d’admiration, devant les portes en bois sculptées venues d’un autre âge, lève la tête pour contempler les maisons tenues, comme par miracle, par des poutres branlantes. Quelque oiseau exotique passe entre les fils électriques qui tombent jusqu’à terre, des enfants jouent avec des billes de bois dans les ornières remplies d’eau. Et le ciel d’un bleu aveuglant éclaire ces premières lueurs du monde et mène le voyageur vers la mer aussi sûrement que le fleuve y finit de rêver.


         Et là l’homme trouve une étendue chaude et limpide qui court jusqu’à l’horizon, agitée seulement par de petits ressacs et par l’écume de la barrière de corail qui marque la fin du lagon et le début du territoire des grands poissons venant effleurer la terre, bancs de thons, raies manta et marlins bleus. Au bord de l’eau des ombres empêtrées de tissus décolorés avancent avec précaution comme des échassiers. Mais ce sont des femmes. Elles récoltent les algues de leurs champs. Le soleil leur a cuit le visage, elles ne voient plus bien et elles passent des heures courbées sur leurs reflets à l’infini dans cette eau qui pour elles n’est que labeur. Quand elles lèvent la tête elles voient de surprenantes et pourtant familières silhouettes qui se rapprochent.


     Ce sont les touristes, qui ont laissé sur le sable leurs shorts et leurs sandales, et qui courent, presque nus, en poussant des cris. Un peu plus haut des garçons les regardent en riant, ces étrangers venus de si loin qu’on ne peut même imaginer où ils habitent. Les petits Zanzibari savent qu’il leur serait facile de s’emparer de ces vêtements en coton si neuf, de ces chaussures tellement belles. Mais ils savent aussi qu’ils pourront servir de guides plus tard, lorsque viendra l’heure d’aller visiter le marché aux esclaves ou le palais des sultans. Alors en attendant ils s’emplissent les yeux de ces corps de femmes impudiques, ce n’est pas un péché puisqu’elles sont non seulement impures mais aussi infidèles.


        Le voyageur, quant à lui, regagne la fraîcheur de son hôtel. Il salue en entrant le portier dans sa tenue chamarrée qui est là pour rappeler les temps d’autrefois mais aussi pour veiller à ce que ces deux univers, l’ancien et le moderne, cohabitent sans heurts en attendant que son île ballottée par l’histoire y trouve une place, sa place enfin.


     Le voyageur fatigué s’installe dans un fauteuil de bois noir ajouré de vitraux, entre le cornet doré d’un gramophone et la statue d’un éléphant. Au loin passent les boutres dont les voiles triangulaires se heurtent et se contredisent au gré des alizés. Il boit son amarula pendant que le soleil descend et que les chants des muezzins emplissent Stonetown de leurs clameurs et il se prend à penser qu'il a peut-être enfin trouvé son île.

 


 
 
 
 
Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /Sep /2006 12:57

 
 
    


                  






         Il semblerait que j'existe,

        
virtuellement parlant,
J'écris donc ces quelques lignes pour voir si elles vont apparaître.. c'est magique ..

(à suivre)
                           

 

 

Par amarula - Publié dans : habarizaleo
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